Malgré l’état d’urgence, c’est tout bon pour Toulon !

Ma a NONU - 17.01.2016 - Toulon / Wasps

On a beau être beau, on a beau être triple champion d’Europe, on a beau avoir des hordes d’internationaux de tous poils, le rugby reste un jeu dans lequel la vérité se trouve bien sur la pelouse, et seulement sur la pelouse.

Et ce dimanche, ce fut l’état d’urgence pendant 81 minutes pour les Toulonnais, état de nécessité impérieuse, état de siège sur les lignes adverses, sur ces remparts infranchissables, des flux et des reflux, le ressac répété des attaques tronquées, des vagues qui se heurtent à des digues anglaises et un score étriqué de batailles anciennes. Les coups sont rudes, les défenses sont féroces, les corps sont murailles et la mi-temps est sifflée sur un peu rassurant 8 – 3 en faveur des hommes de Laporte.

Alors, on décrète l’état d’urgence ! On protège, on calfeutre, on surveille, on repousse, on tente mais rien n’y fait… le match n’est pas mort, les anglais survivent et les buteurs tirent à blanc. On se retrouve à 8 – 6 à la 63e minute… les défenses exultent quand les attaques balbutient !

Il se fait tard, l’urgence devient vitale, la nécessité implacable ! L’ Anglais est retors, il préserve et puis soudain il fortifie, il pénètre et l’étonnant numéro 8 de Wasps conclut dans l’en-but et porte le score à 8 – 11, nous sommes à la 71e minute.

Alors, il ne suffit plus d’être beau, il faut être fort. Il faut calmement s’énerver et se ruer sereinement vers les lignes adverses. Le pied est lourd, alors la main doit être alerte. Les minutes s’égrènent, ça sent la défaite, il fait froid, rien ne vole dans le ciel de la Rade. Il y a état d’urgence, impérieux besoin de ne pas sombrer, nécessité absolue de redresser la tête. Et c’est là que Toulon devient tout bon ! Dans une ultime attaque à la fois folle et mesurée, tout autant déraisonnable que savamment organisée, sous un ciel lourd, irrespirable, face à des Londoniens tout suffocants et blêmes quand sonne l’heure, les Varois plantent un essai à la fois attendu et inespéré, et rassurent tout un stade, et libèrent tout un peuple !

Le triple champion n’est pas encore à terre et l’urgence est repoussée… au 23 janvier, face à Bath !

  • Alain Ortega

    Troisème ligne aile - né le 29/10/1961 (56 ans) à Paris - 1,85 et 90 kgs - clubs : RCC (La Courneuve), CSBM (Le Blanc-Mesnil), Club de Libreville (Gabon) - Equipe universitaire de Paris VIII - vice-champion de France universitaire de Jeu à XIII en 1983.

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