Battu 34-32 par les All Blacks à Christchurch le 4 juillet, le XV de France retrouve le terrain demain, samedi 11 juillet (9h40, Suncorp Stadium de Brisbane, TF1), pour affronter l’Australie lors de la 2e journée du Nations Championship. Retour sur les chiffres du match contre la Nouvelle-Zélande, et ce qu’ils disent des Bleus à l’aube de ce déplacement piégeux.
Nouvelle-Zélande 34-32 France : le match en chiffres
Le scénario a été long et disputé : 19 changements de tête au score, un écart qui n’a jamais dépassé 9 points. Les Bleus ont mené à quatre reprises (19-18, 12-13… puis repris l’avantage plusieurs fois) avant de céder dans le dernier quart d’heure.
Essais et réalisations
- Nouvelle-Zélande : 5 essais (Will Jordan x2 à la 7e et la 70e, Peter Lakai à la 20e, Cameron Roigard x2 à la 39e et la 50e), 3 transformations et 1 pénalité (Ruben Love), 1 carton jaune (Love, 3e).
- France : 4 essais (Damian Penaud à la 1re minute, Antoine Hastoy à la 46e, Théo Attissogbe à la 58e, Matthieu Jalibert à la 77e), 3 transformations (Maxime Lucu x2, Hastoy) et 2 pénalités de Lucu (14e, 29e).
Avec 4 essais inscrits et une défaite de 2 points seulement, les Bleus ont décroché le point de bonus offensif et le point de bonus défensif — un match nul aurait presque suffi statistiquement à combler l’écart.
Stats clés du match
- Possession : 51% Nouvelle-Zélande – 49% France
- Mêlées : 6/6 gagnées (100%) pour les All Blacks, 6 mêlées et 83% de réussite pour les Bleus
- Touches : 11 gagnées à 82% pour la Nouvelle-Zélande, 10 à 80% pour la France
- Plaquages : 165 tentatives et 87% de réussite (25 manqués) côté néo-zélandais, contre 188 tentatives et 87% de réussite (27 manqués) côté français — la France a davantage défendu, signe qu’elle a subi le jeu par moments
- Franchissements : 12 pour la France contre 11 pour la Nouvelle-Zélande, preuve que le secteur offensif a globalement bien fonctionné
Ce qu’il faut en retenir
Les Bleus, très rajeunis (huit Bordelais titulaires, charnière Lucu-Jalibert), ont tenu tête à une équipe annoncée féroce sur ses terres, avec une défense solide (87% de plaquages réussis) mais une indiscipline qui a coûté cher en début de match (carton jaune adverse compensé, mais fenêtre concédée). Le turnover et l’occupation sont restés proches de l’équilibre, ce qui confirme un match référence pour jauger le groupe avant d’attaquer l’Australie.
Un adversaire australien fébrile
Les Wallabies arrivent à ce rendez-vous en délicatesse : battus 33-31 par l’Irlande à Sydney le 4 juillet (après avoir mené 24-12 à la pause avant de craquer), ils restent sur cinq défaites consécutives toutes compétitions confondues. Classés 8e mondiaux contre 4e pour la France, ils traversent une période jugée « on-off » par Fabien Galthié : capables de battre n’importe qui dans un jour de forme, mais sujets à des trous d’air profonds.
Historique et enjeu à Brisbane
Le rapport de force reste, sur le papier, à l’avantage australien : 28 victoires à 22 (et 2 nuls) depuis 1948 en 52 confrontations. Et la donne est encore plus défavorable aux Bleus en Australie : seulement 5 victoires en 25 déplacements, une seule à Brisbane (16-15 en 1972), et 6 défaites en 6 matchs au Suncorp Stadium.
Mais la dynamique récente inverse la tendance : la France reste sur trois victoires de suite face à l’Australie, dont un 48-33 retentissant en novembre 2025 (7 essais inscrits), une série inédite depuis 1976. Une quatrième victoire égalerait la meilleure série tricolore de l’histoire face aux Wallabies.
La composition des Bleus à Brisbane
XV de départ : 15. Matthieu Jalibert (repositionné à l’arrière) – 14. Théo Attissogbe, 13. Fabien Brau-Boirie, 12. Yoram Moefana, 11. Aaron Grandidier-Nkanang – 10. Romain Ntamack, 9. Maxime Lucu – 7. Oscar Jegou, 8. Marko Gazzotti, 6. Lenni Nouchi – 5. Emmanuel Meafou, 4. Florian Verhaeghe – 3. Demba Bamba, 2. Peato Mauvaka, 1. Moses Alo-Émile.
Remplaçants : 16. Maxime Lamothe, 17. Jefferson Poirot, 18. Tevita Tatafu, 19. Hugo Auradou, 20. Tom Staniforth, 21. Killian Tixeront, 22. Nolann Le Garrec, 23. Kalvin Gourgues.
Fait notable : Jalibert glisse à l’arrière (il évoluait à l’ouverture contre la Nouvelle-Zélande), Ntamack prenant le poste de numéro 10.
Sources : rugbypass.com, allrugby.com, vibrez-rugby.com, ffr.fr, franceinfo.fr, eurosport.fr
Article rédigé avec l’assistance de Claude