La France au Brésil ? Merci le rugby !

C’est la fête des Bleus du foot !

On pourrait croire, vu la liesse qui semble gagner l’hexagone, qu’on va tous aller au Brésil cet été et qu’on se livrera à quelques rides de surf entre les matches de poules, qu’il fera beau et qu’on va se qualifier sans coup férir pour les demi-finales, au moins !

En tout cas, les coéquipiers de Ribéry, eux, se rendront dans ces stades mythiques du football et tenteront d’écrire une page moins grise que celle de la dernière Coupe du Monde.

Mais à lire et à entendre les analyses de nos commentateurs du ballon rond, prompts à envier les coqs de l’ovalie, il s’en fût fallu de peu que la fête ne fût gâchée… et pourquoi ? Et à qui la faute ? Certainement pas aux erreurs tactiques des techniciens de la bande à Deschamps, pas plus d’ailleurs qu’aux errements des joueurs  ! Non, la faute aux joueurs du XV de France et à celle de leurs adversaires en noir qui, la semaine précédant ce miracle du sport que ne manqua d’être cette victoire improbable sur les Ukrainiens, ont labouré sournoisement le terrain du Stade de France dans le dessein, inconscient espérons-le, de donner enfin à la balle ronde des rebonds incertains et mystérieux !

Et l’on pressentait déjà, excités et en état de surchauffe sportive, devant notre écran, que la défaite de la France du foot serait nécessairement imputable aux rugbymen, hommes de peu de soin pour la pelouse du Stade. L’on sentait déjà se délier les langues perfides des journalistes sportifs, annonçant l’Apocalypse du foot par la barbarie du rugby ! N’est-ce pas à cause de l’état de la pelouse que Benzema a raté son contrôle ? Et cette frappe dans les nuages de Sakho, encore une motte que la succession de mêlées aura fragilisée ! Ah, c’est pas possible ! Comment jouer au foot sereinement sur le même terrain que des rugbymen ? On va perdre le match ! Et ce sera leur faute !

Et si plutôt, ce ne fût pas l’inverse ? Et si plutôt cette qualification inespérée n’était pas due aux rebonds capricieux d’une balle livrée aux aspérités d’une pelouse savamment préparée par les hommes de « Saint »-André et déstabilisant ainsi des Slaves égarés et privés de repères ?

J’ose le dire ! Messieurs les gloseurs du foot, les exégètes du hors-jeu, les questionneurs de professionnels au verbe acéré, les amoureux du rebond prévisible et de la faute simulée, si la France s’en va cet été au Brésil, c’est au rugby qu’elle le doit !!

 

  • Alain Ortega

    Troisème ligne aile - né le 29/10/1961 (56 ans) à Paris - 1,85 et 90 kgs - clubs : RCC (La Courneuve), CSBM (Le Blanc-Mesnil), Club de Libreville (Gabon) - Equipe universitaire de Paris VIII - vice-champion de France universitaire de Jeu à XIII en 1983.

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