Le 8 mars dernier, les Bleus subissaient une défaite 28-17 lors de leur déplacement à Edimbourg, la seule de l’ère Galthié. Un match qui, sans être complètement raté, a permis le mettre le doigt sur les limites de cette équipe et surtout ses axes d’amélioration.

Apprendre à composer avec des faits de jeu défavorables

Sur cette rencontre de mars, comptant pour la 4ème journée du Tournoi des Six Nations, Charles Ollivon et coéquipiers avaient subi plusieurs faits de jeu défavorables. D’abord, le demi d’ouverture (qui restait sur une bonne dynamique des performances), Romain Ntamack, se blessait à la 8ème minute. 30 minutes plus tard, Mohamed Haouas prenait un carton rouge et laisser ses partenaires à 14 pour toute la 2ème mi-temps. Alors que les 3 premiers matchs s’étaient déroulés sur des scénarios quasi-parfaits, ce nouveau XV de France, pour la première fois confronté à des accrocs, n’a pas vraiment su s’adapter. Avec davantage de vécu en commun, cette équipe saura composer avec les scénarios de match capricieux.

Les Bleus n’aiment pas spécialement tenir le ballon

Bien que longtemps réduits à 14, les hommes de Galthié avaient pourtant dominé territorialement l’Ecosse (56% d’occupation) et également dans la possession (53%). Ils avaient donc joué beaucoup de ballons (261 vs 192) et même parcouru plus de mètres balle en main (730 vs 510). Mais ils avaient manqué de solution : aucun plaquage cassé (vs 3 pour l’Ecosse) et 4 franchissements (vs 7) et donc seulement 17 points marqués. Sur les autres rencontres de 2020, ils ont eu pour habitude (volontaire ou pas) d’être dominés dans la possession et de profiter formidablement bien des ballons perdus et des erreurs de leur adversaire. Pour 100% de victoires sur ces matchs ! Alors, ce XV de France est-il finalement une équipe de contre-attaque ?

Une défense qui doit rester agressive

Coachés par la référence en la matière, Shaun Edwards, les Bleus ont eu depuis son arrivée une défense très agressive. Les nombreux plaquages offensifs du pack d’avant et de la paire de centres ont souvent provoqué des turnovers bénéfiques. Sur cette rencontre à Murrayfield, ils avaient subi la loi des Ecossais dans ce secteur : seulement 7 plaquages offensifs contre 17 pour les Scottish et surtout 2 ballons récupérés après plaquage contre 8.

Ce retour à une agressivité saine en défense sera donc l’une des clés du match ce dimanche.

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  • Gillen Gamiochipi

    Gillen est data-journaliste et responsable éditorial de Branchez Rugby.

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