Les stats de France-Italie par Amazon AWS : jouer n’est pas gagner

Pour l’édition 2020 du Tournoi des Six Nations, Six Nations Rugby a fait appel à Amazon AWS et StatsPerform pour déployer de nouvelles technologies qui permettront aux fans de mieux comprendre et maitriser l’ensemble des statistiques des matchs. Les 2 sociétés utilisent des caméras sur le terrain, des algorithmes d’analyse vidéo et d’intelligence artificielle afin de mesurer l’ensemble des statistiques essentielles d’une rencontre. Sur la base des technologie développées par Amazon, Edge et SageMaker, elles mettent à disposition des tableaux de bord d’une très grande richesse et même de nouveaux indicateurs établis des modèles d’apprentissage automatique : le jeu de puissance traduisant la domination d’une équipe, l’efficacité d’une équipe lorsqu’elle est dans les 22m, les plaquages dominants, la probabilité qu’un buteur réussisse son tir au but et une cartographie de l’ensemble des rucks.

Jouer n’est pas gagner : nos trois insights

Du récapitulatif statistique du match France-Italie, remporté par les Bleus 35-22, nous avons retenus 3 insights :

  • L’Italie a beaucoup tenu le ballon : 54% de possession vs 46% pour le France. Les Transalpins ont beaucoup attaqué, pendant plus de 21 minutes, sur 2 périodes franches : de la 20ème à la 35ème minute et sur une grosse partie de la 2ème mi-temps. Ils ont même parcourus plus de terrain (978m vs 836), ont fait plus de passes (164 vs 127).
  • Mais la France a su davantage créer : 6 franchissements (vs 4 pour l’Italie) dont 4 pour les seuls Alldritt et Dupont, 68% de gain sur la ligne d’avantage, 93% d’efficacité à la percussion (vs 85%). A l’avenir, les Bleus doivent se montrer capables de remettre la main sur le ballon. La capacité à franchir ne serait pas tellement le problème.
  • Les Bleus ont manqué d’agressivité dans les rucks. S’ils n’ont pas trop concédé de turnovers sur les zones d’affrontement, ils n’en ont pas gagné beaucoup non plus (3). Surtout, les sorties de balles après les rucks ont été généralement trop lentes : 51% de ballons rapides vs 62% pour les Italiens. A corriger…

Le meilleur joueur

  • Gillen Gamiochipi

    Gillen est data-journaliste et responsable éditorial de Branchez Rugby.

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