Les britanniques font toujours des histoires !

Jonathan SEXTON

Toute la semaine, la presse anglaise a fustigé le traitement réservé à Jonathan Sexton par le XV de France. Outre-Manche, les journaux ont accusé Novès d’avoir volontairement ciblé l’ouvreur irlandais dont on connait les antécédents médicaux (il a connu de nombreux problèmes de commotion cérébrable). Clairement, cette polémique n’a pas lieu d’être : voici 4 bonnes raisons de continuer à cibler l’ouvreur adversaire !

1- S’il n’était pas apte à supporter les chocs, le staff irlandais n’aurait pas dû l’aligner

La presse anglaise se trompe de cible mais met le doigt sur un des gros problèmes du rugby moderne : les chocs sont de plus en plus nombreux et de plus en plus violents. Beaucoup de spécialistes ont tiré la sonnette d’alarme et en particulier sur le cas Sexton. S’il ne peut plus supporter les chocs et surtout que cela met sa santé en danger, alors il ne faut pas l’aligner !

2- Viser le leader d’une équipe, c’est un choix stratégique indispensable

L’histoire le dit : pour mettre une armée en redoute, il faut viser sa tête. Cela s’applique évidemment au sport : la ligne de défense sur le quaterback en football américain, le milieu défensif sur le meneur en football, etc.
Ne pas cibler l’ouvreur, surtout quand il a l’influence de Sexton, serait une énorme erreur.

3- On nous rabache ça depuis l’école de rugby, merde !

Je revois encore l’entraîneur prendre le 3ème ligne aile entre 4 yeux, avant le match : « Le 10, tu le lâches pas ! ». C’était la même histoire presque tous les week-end, en minime, en cadet, en junior et en senior. Je ne peux pas croire qu’on nous ait menti si longtemps !

4- Les ouvreurs sont des beaux-gosses, c’est insupportable pour les autres !

Carter, Trinh-Duc, Wilkinson, Giteau, Porta, Dominguez : la liste des ouvreurs beaux-gosses est longue comme le bras. Le 10, c’est le mec le plus technique de l’équipe, le premier à l’entrainement et toujours impeccable. Alors, quand le pilier, avec ses oreilles en choux-fleur et après avoir trimé dans 10 mêlées, a le numéro 10 adverse dans le viseur, vous pensez vraiment qu’il va se priver de lui coller un caramel ?

5- Le french-bashing est une tradition anglaise

Toute cette polémique n’est finalement que du french-bashing : une tradition anglaise qui a lieu chaque année à l’occasion du Tournoi des 6 Nations !

  • Gillen Gamiochipi

    Gillen est data-journaliste et responsable éditorial de Branchez Rugby.

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