Et pourquoi pas Racing Club de France

Les premiers matchs du nouveau promu parisien en Top 14 vont être observés à la loupe. D’une part parce que sans la générosité d’un grand entrepreneur il n’y aurait pas eu de montée et d’autre part parce que deux clubs parisiens dans l’élite c’est une incongruité rugbystique. Au regard de l’arrivée de Nallet et de Chabal, de la qualité de l’effectif étranger et des moyens mis en œuvre pour cette saison 2009-2010, il est clair que le Racing Metro 92 souhaite s’installer pour longtemps dans l’élite. L’importante campagne d’affichage avec Sébastien Chabal en vedette pour recruter des abonnés pour Colombes est là pour en témoigner. C’est vrai qu’avec 12 millions d’habitants il y potentiellement de quoi faire vivre deux clubs de rugby avec deux grands stades. Il serait d’ailleurs étonnant que le Rugby réussisse à Paris ce que le football n’a jamais pu réussir : installer deux clubs qui marchent dans la capitale. Depuis 1991 le rugby a beaucoup changé et il n’est pas surprenant de voir des entrepreneurs s’intéresser de plus en plus prés à ce sport porteur sur le plan marketing Avec des moyens financiers ont arrive rapidement à des résultats. On le voit avec Toulon. Mais pour que le produit Racing Metro 92 soit un bon produit il faudra trois choses en plus des résultats sportifs. La première chose : que le club parisien change de nom. Le nom du Racing-Métro 92 c’est l’héritage d’un mariage bizarre entre le Métro (la RATP) et le Racing Club de France. Un mariage qui à ses débuts à unis une famille en nœud papillon et une plus rustique aimant les apéros et Ricard. Le rugby a scellé néanmoins cette union improbable. Néanmoins Je ne sais pas ce qu’ils ont fait de l’ancien nom (Le Racing Club de France) mais être sponsor d’un ancien champion de France brillant dans les années 90 c’est mieux que d’être sponsor d’une entreprise publique de transport et d’un département pas très connu pour son engouement rugbystique. Deuxième chose : il faut un stade avec des bars et des bons restaurants. L’hiver il fait froid en banlieue parisienne et pour attirer les VIP il y a moins de possibilités qu’autour de la porte d’Auteuil. Enfin il faut qu’il y ait une politique de formation en bleu et blanc pour attirer les plus jeunes. Les défis sont donc sans doute moins sur le terrain qu’en dehors du terrain, notamment à partir de novembre.

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