J’ai rencontré PSA ! Et on peut y croire

Peut-on croire, peut-on espérer, peut-on à l’avance vibrer pour les Bleus lors de cette édition 2015 de la Coupe du Monde ?

A en croire le bilan chiffré, on pourrait en douter. La dernière, et modeste, victoire contre l’Écosse n’est d’ailleurs pas de celles qui pourraient rassurer les sceptiques. Les supporters doutent, les spécialistes se chagrinent et, à trois jours du début de la compétition, la cote de l’Équipe de France est plutôt en berne. Au pire, on ne sort pas de la poule, au mieux on arrache péniblement un quart de finale !

Pourtant, à l’instar d’un PSA convaincant (lors de notre dernière entrevue à Marcoussis), j’ose l’optimisme débridé de celui qui y croit. Je n’ai pas vu grand-chose, je n’ai pas encore été enthousiasmé, je regrette l’éviction du créateur Trinh-Duc et pourtant… j’y crois ! Je pense que les joueurs arrivent en forme au bon moment, que leur préparation les conduit à être bons maintenant, à être meilleurs bientôt et j’ai la conviction que les Bleus iront au moins en demi-finale.

Certes, on pourra m’opposer que cette idée fantasmée que la France est imprévisible, changeante, qu’elle peut vaincre n’importe quelle équipe à tout moment est une vision quelque peu romantique du rugby et que la réalité du terrain est maintenant tout autre. On pourra m’objecter que le rugby professionnel a migré vers des certitudes, des classements, des résultats, des prévisions et que les interstices sont presque obstrués. Je ne le crois pas. Je crois que notre pack peut être suffisamment solide pour permettre qu’un peu de folie, derrière ou à côté, vienne perturber les pronostics.

Alors, à l’aube de cette belle compétition, je crois en l’équipe de France et je suis sûr que les actions vont être belles, que les Michalak et les Nyanga, les Kockott et les Fofana ne vont pas rentrer au pays en laissant leurs espoirs sur un coin de terre étrangère. Je crois qu’en cette période difficile pour beaucoup, où d’aucuns sont prêts à risquer bien plus qu’une défaite sur un carré de verdure, je crois que la réussite a un prix et que l’espérance de lendemains heureux passe par l’envie, la volonté et le renoncement à l’ordre établi. Je crois à cette folie-là des hommes qui s’en vont ailleurs pour tenter, malgré la difficulté, de devenir autres. Et nos petits Bleus, c’est sur la terre d’Angleterre qu’en cet automne 2015, ils s’apprêtent enfin à devenir meilleurs !

  • Alain Ortega

    Troisème ligne aile - né le 29/10/1961 (56 ans) à Paris - 1,85 et 90 kgs - clubs : RCC (La Courneuve), CSBM (Le Blanc-Mesnil), Club de Libreville (Gabon) - Equipe universitaire de Paris VIII - vice-champion de France universitaire de Jeu à XIII en 1983.

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