Notre XV de la Coupe du Monde : les avants

Richie McCaw (Coupe du Monde)

La Coupe du Monde 2015 se termine donc sur une victoire des All Blacks. Cette édition aura été celle du rugby total, où l’on a pu observer une évolution nette du jeu, devenu offensif que les éditions précédentes et surtout impliquant tous les acteurs d’une équipe. L’hémisphère sud est à l’origine de cette petit révolution et c’est donc logiquement que l’on retrouve une très grande majorité de « sudistes » dans notre XV type.

Première partie : les avants

Pilier gauche : Tendai Mtawarira (Afrique du Sud)
Véritable force de la nature, Mtawarira est solide en mêlée tout en étant extrêmement mobile. Il a ainsi beaucoup défendu (50 plaquages avec un taux de réussite de 91%) mais aussi pas mal porté le ballon pour un pilier (12 courses au-delà de la ligne d’avantage).
Il est pour beaucoup dans le réveil des Sud-Africains après la défaite inaugurale face au Japon !

Talonneur : Agustin Creevy (Argentine)
Il y avait match entre l’Argentin, Moore l’Australien et Coles le Néo-Zélandais. Nous avons sélectionné Creevy car il a été un capitaine exemplaire et intelligent d’une équipe qui a réalisé un très beau mondial. Juste dans ses décisions, il est un véritable leader pour son équipe. Mais Creevy ce n’est pas que cela, c’est aussi 8 turnovers gagnés, 15 courses au-delà de la ligne d’avantage et une habilité étonnante dans le jeu courant.

Pilier droit : Sekope Kepu (Australie)
Avec son compère Scott Sio, Kepu a permis au 8 australien de tenir la baraque en mêlée fermée face à toutes les équipes, voire même d’en dominer la plupart. Auteur d’un essai, le futur bordelais est un bon joueur de ballons (9 courses au-delà de la ligne d’avantage) et un bon défenseur (40 plaquages). Seul hic, son indiscipline et sa tendance à plaquer haut !

Deuxième ligne gauche : ex-aequo Brodie Retallick (Nouvelle-Zélande) & Eben Etzebeth (Afrique du Sud)
Ce mondial est peut-être celui des deuxièmes lignes ! Les géants du rugby sont devenus des athlètes hors-normes, capables de courir vite, longtemps, de pousser en mêlée, sauter en touche tout en mesurant plus de 2m ! Sur le plan purement statistiques, le Springboks est au-dessus mais le Blacks est un travailleur de l’ombre et son abattage de se traduit pas forcément en chiffres : c’est donc un ex-aequo.
Etzebeth a réalisé 75 plaquages sur l’ensemble de la compétition (33 pour le néo-z), parcouru 102m balle en main (pour 27 courses). Retallick est plus performant en touche avec 6 ballons volés !

Deuxième ligne droit : Samuel Whitelock (Nouvelle-Zélande)
Avec Retallick, Whitelock forme la meilleure deuxième ligne au monde. Son implication dans le jeu (86m parcourus), sa férocité en défense (52 plaquages) et dans les rucks fait de lui le parfait complémentaire d’un joueur très mobile et bon en touche. Ce duo devrait continuer à régner en maitre pendant bien des années encore : Retallick n’a que 24 ans tandis que Whitelock en a 27 !

Troisième ligne aile, numéro 6 : Michael Leitch (Japon)
Allez, un petit coup de cœur dans ce monde de chiffres ! Il faudrait logiquement récompenser Jérôme Kaino, champion du monde et extrêmement précieux dans le XV All Blacks. Mais Michael Leitch a été le véritable moteur d’une équipe japonaise que personne n’attendait à ce niveau : en seulement 4 matchs, il a plaqué à 51 reprises, parcouru 120m en 36 courses. Bref, une omniprésence offensive et défensive pour ce joueur au parcours atypique.

Troisième ligne aile, numéro 7 : Richie McCaw (Nouvelle-Zélande)
Comment ne pas placer le capitaine de la nation double championne du monde dans son équipe-type ? McCaw termine sa carrière au sommet de son art : véritable poison dans le ruck (7 turnovers gagnés), il est aussi présent dans le jeu de l’équipe et a gardé sa capacité à avancer (106m parcourus) malgré ses 34 printemps ! D’une intelligence de jeu rare et certainement le meilleur capitaine de l’Histoire.

Troisième centre : David Pocock (Australie)
Replacé au centre de la troisième ligne australienne, David Pocock n’a pas été autant sollicité dans le jeu que d’autres numéros 8 comme Read ou Danton mais son activité en défense et dans les rucks est tout simplement hallucinante : il a gagné 17 turnovers en seulement 5 matchs joués ! N’oublions pas les 59 plaquages réalisés, avec un taux de réussite de 87%. Le meilleur joueur de son équipe et certainement l’un des meilleurs au Monde, tous postes confondus.

  • Gillen Gamiochipi

    Gillen est data-journaliste et responsable éditorial de Branchez Rugby.

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