Notre XV de la Coupe du Monde : les arrières

Essai de Maa Nonu (Coupe du Monde)

Deuxième partie de notre XV type Coupe du Monde : les arrières

Demi de mêlée : Craig Laidlaw (Ecosse)
Bien sûr, le All Blacks Aaron Smith a été très fort sur l’ensemble de la compétition, mais ce Craig Laidlaw est tout de même extrêmement séduisant : quelle classe ce joueur ! Derrière un pack qui n’est pas aussi performant que celui de la Nouvelle-Zélande ou de l’Afrique du Sud, l’Ecossais éclaire le jeu : il distribue parfaitement le ballon mais sait aussi le garder lorsque cela s’avère judicieux (18 courses à son actif tout de même !). En plus de cela, c’est un excellent buteur (79 points marqués, soit 16 par match), peut-être le plus fiable au monde : si son équipe avait passé les quarts (ce n’était pas loin), il aurait certainement fini meilleur réalisateur de la compétition !

Demi d’ouverture : Dan Carter (Nouvelle Zélande)
Honnêtement, s’il n’avait pas réalisé cette prestation en finale, Dan Carter n’aurait pas été dans notre équipe-type. Sur l’ensemble de la Coupe du Monde, l’argentin Nicolas Sanchez a été beaucoup plus performant : il a animé le jeu de son équipe comme aucun autre demi d’ouverture, sa capacité à attaquer la ligne est étonnante et il a été un buteur extrêmement fiable (meilleur réalisateur de la compétition). Mais le 10 All Blacks a sorti le match qui fallait au bon moment : en finale, il a été décisif à plusieurs reprises, notamment avec ce drop sorti de nulle part qui éloignait définitivement les Autraliens. Il finit la compétition avec 82 points marqués et une belle ligne de stats : 46 courses, 6 offloads et 7 défenseurs battus.

Ailier gauche : Julian Savea (Nouvelle Zélande)
Julian Savea était attendu, il a répondu présent. Meilleur marqueur de la compétition avec 8 essais, l’ailier All Blacks a aussi marqué le plus bel essai de l’année selon le World Rugby ! Peut-être un peu moins présent dans le jeu que son compère de l’aile opposée, Savea n’en reste pas moins extrêmement décisif : la preuve, il a marqué 38 essais en 41 sélections !

Premier centre : Ma’a Nonu (Nouvelle Zélande)
On ne présente plus le centre néo-zélandais. Sa puissance n’a pas d’égal dans le rugby mondial et ses performances sont rarement décevantes. Il a été décisif en finale, avec un essai inscrit en solo. Sur l’ensemble de la compétition, il aura battu 21 défenseurs, parcouru 293m balle en main et passé à 7 reprises la ligne d’avantage. Il ne faut pas oublier non plus que si les All Blacks sont si dominateurs c’est aussi parce que leur défense est intraitable. Nonu forme avec Smith une paire de centres extrêmement performante en défense : il affiche un taux de réussite au plaquage de 91% et a gagné 4 ballons dans les rucks.
L’Australien Matt Giteau n’était pas loin dans notre classement !

Second centre : Sonny Bill Williams (Nouvelle Zélande)
SBW est remplaçant en équipe de Nouvelle-Zélande mais figure dans notre équipe-type. S’il n’est pas titulaire, c’est simplement parce que la paire de centre Nonu-Smith est très complémentaire. Mais ses entrées ont été à chaque fois décisive ! SBW est le meilleur joueur au monde quand il s’agit de faire jouer derrière lui : il a totalisé 12 offloads alors que son temps de jeu était finalement assez réduit. Il a en plus de cela battu 11 défenseurs. Un joker de luxe !

Ailier droit : Nehe Milner-Skudder (Nouvelle Zélande)
Avec Cordero, il a l’ailier le plus remuant et le joueur le plus à même de créer l’incertitude dans les défenses adverses. Très complémentaire d’un Savea plus physique, Milner-Skudder a touché énormément de ballons et les a bien utilisés : 26 défenseurs battus, 526m parcourus, 15 franchissements. Et il faut ne pas oublier non plus ses 5 essais marqués ! Agé de 24 ans à peine, l’ailier devrait continuer de progresser encore et doit notamment travailler sa défense (seulement 60% de réussite au plaquage).

Arrière : Ben Smith (Nouvelle Zélande)
Peut-être le poste où les joueurs ont le plus déçu. On attendait notamment beaucoup d’Israel Folau ou Willie Le Roux. Même s’ils étaient titulaires, ces 2 joueurs n’ont pas réalisé de merveilles. L’Anglais Mike Brown avait entamé la Coupe du Monde pied au plancher mais son équipe est sortie trop tôt. Finalement, le choix a du se faire entre Tuculet et Ben Smith. Nous avons sélectionné le Kiwi, dont le jeu est peut-être moins fou-fou, pour sa fiabilité sous les ballons hauts, pour son implication dans le jeu (526m parcourus) et sa capacité à casser la ligne d’avantage (13 fois).

Voir la sélection des avants

  • Gillen Gamiochipi

    Gillen est data-journaliste et responsable éditorial de Branchez Rugby.

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