5 étudiants rugbymen donnent leur avis sur le rugby pro

Aujourd’hui Les Ovalies , un des tournois universitaires de rugby en Europe, débute. Nous en avons profité pour présenter quelques équipes mais aussi donner la parole à ces futurs décideurs en entreprise sur le rugby professionnel et l’équipe de France. De quoi alimenter aussi le débat sur le bon candidat dans le cadre de la future élection à la présidence de la FFR.

 

Guillaume, 21 ans, est le pilier droit de l’équipe de l’UTC (Université de technologie de Compiègne).

Franchement, le traumatisme de la Coupe du Monde, je trouve que c’est presque un mal pour un bien ! Sous PSA, on aurait dit que le jeu n’était pas adapté aux joueurs : tout était axé sur l’affrontement.
Le doublon FFR/LNR, c’est incompréhensible pour nous. Ca donne l’impression d’un manque de stabilité, de structure par rapport aux autres nations. En Top 14, les jeunes des centres de formation ont du mal à être intégrés : c’est facile à dire, mais ça serait plus intéressant de piocher dans le réservoir national, qui est loin d’être dégueulasse.

Baptiste est étudiant en 2ème année à l’ISTOM, l’Ecole Supérieure d’Agro-Développement International de Cergy.
Cela fait 10 ans que je joue au rugby au poste de demi-de-mêlée. J’ai essentiellement joué en région parisienne mais j’ai profité de quelques séjours à l’étranger pour y pratiquer le rugby. En 3ème, je suis parti au Canada et j’ai joué aux Nomades, le principal club de l’Ontario. L’expérience a été super intéressante ! Mais j’ai surtout été marqué par mon séjour d’un mois en Nouvelle-Zélande. J’ai travaillé dans des fermes et l’un des agriculteurs chez qui j’ai travaillé était pote avec un entraineur. J’ai donc pu jouer pendant 10 jours dans le club local.
J’ai été marqué par leur engouement pour le jeu : ils ont le rugby dans les gènes et c’est aussi un vecteur de promotion pour eux.

Je suis pas mal le Super Rugby et davantage encore l’ITM Cup (ndlr : compétition nationale néo-zélandaise). En ITM Cup, les supporters sont plus proches de l’équipe qu’en Super Rugby, où il leur faut faire de gros déplacements pour soutenir leur province. Dans le championnat national, l’ambiance est vraiment bon enfant et je trouve qu’il y a plus de proximité entre les fans et les joueurs qu’en Top 14.
Alors, la Champions Cup, c’est vraiment en trop, ça surcharge !

Alexis est président du BDE de l’ISAT de Nevers (Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports). Pratiquant l’athlétisme en club et en FFSE, il sera parmi les supporters de l’équipe de son école les 6 et 7 mai prochains !
C’est vraiment un bon sport, qui véhicule de belles valeurs. Je trouve l’image de la mêlée très symbolique, avec 8 gars qui poussent tous dans le même sens ! Après, pour nuancer un peu, tout le monde dit que c’est mieux que le foot, il n’empêche qu’on observe quand même quelques dérives.

Louis est 3/4 au sein de l’équipe de rugby de l’IPSA, dont Branchezrugby est sponsor maillot.
Franchement, le Tournoi de l’équipe de France est pas si mal mais il va falloir attendre quelques années avant que cela fonctionne vraiment. On n’a pas de star mondiale, de joueurs qui font peur aux adversaires.
En Top 14, on est bien contents d’avoir toutes ces stars, même si ce n’est pas toujours du beau rugby. Après, honnêtement, je prend plus de plaisir à regarder le Super 15 ou la Premiership.

Hugo est étudiant à l’ESIPTA (école d’ingénieurs en agricole Normandie) et actuellement en stage chez John Deere en Allemagne.
Spontanément, je pense au conflit entre la LNR et la FFR qui ne veulent pas se mettre d’accord. On a, soi-disant, le meilleur championnat du monde (dixit Canal Plus) mais en même temps une équipe nationale en bois ! Ce sont tous ces désaccords qui font que ça ne fonctionne pas bien. La tournée en Argentine risque de faire très mal : le niveau de l’équipe de France est vraiment très loin de celui des demi-finalistes de la dernière Coupe du Monde.

  • Gillen Gamiochipi

    Gillen est data-journaliste et responsable éditorial de Branchez Rugby.

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