Toulon : une révolution en douceur avec Mike Ford

Toulon-Montpellier
L’ancien manager de Bath, Mike Ford, débarque sur la Rade cette semaine. Réputé pour avoir mis en place un système de jeu ouvert pendant son mandat dans le club anglais, le coach devra relancer une ligne de trois quart qui ne tourne pas encore à plein régime mais dont le talent est incontestable. Lors de sa présentation, il a posé l’axe fondamental de son chantier : « responsabiliser les joueurs ».
L’un de ces challenges sera également de composer avec les très nombreuses absences : Giteau est retenu en sélection, tout comme Vermeulen. Il y a également les blessés : Nonu, Tuisova, Smith, Bastareaud… Bref une liste longue comme le bras et qui pèse forcément sur la faible qualité de jeu proposée par l’équipe.
Même s’il est encore un peu tôt pour mesurer l’effet Ford, ce premier match pour l’entraineur, face à un adversaire du niveau de Montpellier, sera déjà très intéressant. D’autant plus intéressant que les lignes arrières du MHR tournent à plein régime depuis 4/5 matchs : après les fulgurances d’O’Connor, Fall et Dumoulin, c’est Nadolo qui s’est signalé. Le surpuissant ailier fidjien a marqué un triplé le week-end dernier : les premiers matchs plutôt moyens sont déjà loin et le joueur semble s’être parfaitement adapté. Une option supplémentaire plus qu’intéressante dans le riche effectif héraultais.

Stade Français-La Rochelle
Surprenant leader, La Rochelle se déplace au Stade Français avec le plein de confiance. L’équipe de Collazo démontre tous les week-end un talent incroyable sur les relances (comme samedi face à Bayonne). Et dans ce secteur de jeu, 2 hommes excellent : le centre Steve Barry et l’arrière Murimurivalu. Le premier cité fait parler son sens du jeu, sa vitesse et ses appuis venus du Seven, tandis que le 2ème est tout simplement Fidjien !
Du côté du Stade Français, on semble avoir du mal à se faire aux nouvelles règles : cela fait déjà 2 cartons rouges pris en 6 journées. Le premier sur une charge irrégulière au sol, le 2ème sur un plaquage cathédrale. 2 fautes dont la section peut paraitre sévère mais sur lesquelles la règle est claire et qui ont surtout coûté cher (1 bonus offensif manqué à domicile et une défaite à Toulouse). Peut-être est-ce à la preuve d’une certaine fébrilité : car, finalement il serait presque étonnant de voir les Parisiens se remettre très facilement d’une saison aussi galère que celle qu’ils viennent de vivre. Il faut laisser le temps à cette équipe de repartir progressivement de l’avant, jusqu’à pourquoi pas viser à nouveau la qualification. Cela passe par des bons matchs, en particulier en domicile : faire tomber le leader du Top 14 serait donc une excellente performance dans cette perspective.

  • Gillen Gamiochipi

    Gillen est data-journaliste et responsable éditorial de Branchez Rugby.

  • Show Comments

Your email address will not be published. Required fields are marked *

comment *

  • name *

  • email *

  • website *

Vous pourriez aimer aussi

Top 14 : Castres – Bayonne : ne pas prendre de risques

Castres doit se préparer pour les barrages du 25 mai prochain alors que les ...

Top 14 : Toulon-Biarritz : pas de miracle à espérer

Bien sur Toulon n’a pas cette saison le même rendement en Top 14 que ...

Matchs amicaux

Voici une série de résultats de matchs amicaux intéressants à analyser juste avant la ...