Top 14 – 19éme journée : le carton de Montpellier, l’âme de Grenoble, la gnaque de Brive

Grenoble 16 – Clermont 13 : Clermont n’a pas su dératiniser

Cela devient une habitude pour Ratini. Attendre la fin du match et aller planter un essai en contre en laissant les adversaires médusés. Le fidjiens a remis ça à Grenoble, clouant les Clermontois en fin de match. Pourtant les jaunards ont dominé une grande partie du match, monopolisant le ballon et infligeant des séquences d’attaques monstrueuses. Ils auraient pu être récompensé par un essai de Stanley, refusé à la vidéo. Mais plutôt que les faits de jeu, certes défavorables aux Montferrandais, il faut retenir le match encore  une fois héroïque des grenoblois. Clermont prend le bonus défensif et conserver la première place, Grenoble est toujours dans les six.

Brive 28 – Stade Français 12 : Brive avance vers le maintien

A l’image de Thomas Sanchou se faufilant entre les jambes d’un troisième ligne parisien devant la ligne d’essai, Brive a réussi à passer avec brio. La victoire était possible, mais le bonus était inespéré. Et pourtant, malgré un score de parité à la pause (6-6) les brivistes se sont envoyé tout le long de la seconde mi-temps, et les « gros » corréziens ont encore sorti un énorme match. A l’image d’Arnaud Méla, les avants brivistes n’ont pas été avare de leur énergie et ce n’est pas un hasard si  le premier essai est venu du pilier Da Ros. Paris n’a pourtant jamais fermé le match, malgré un terrain peu propice aux belles envolées, mais de nombreuses erreurs de mains ou de placement sont venues ternir leurs belles ambitions. Décidément, à domicile, Brive est intraitable. Cette victoire décisive est un grand pas vers le maintien.

Montpellier 50 – Perpignan 19 : ça c’est du match!

Nous avions prévu la victoire bonifié, mais certainement pas avec un score d’une telle ampleur. L’USAP n’a tenu qu’une demie-heure, et s’est ensuite effondré face à la vitesse de jeu du MHR. François Trinh-Duc a parfaitement animé son équipe, qui s’est montré au diapason de la forme de son ouvreur. Très peu de fautes, un replacement défensif impérial, mais surtout un rugby de mouvement permanent et une faim de jouer qui fait plaisir à voir. On attend avec gourmandise le déplacement du nouveau deuxième du Top 14 à Clermont Ferrand la semaine prochaine. Pour Perpignan, cette défaite n’est pas seulement lourde par le score, mais également par le poids qu’elle fait peser sur les épaules d’une équipe déjà dans le doute et qui commence à sentir le bas du classement se rapprocher, à la 11ème place, à égalité de points (38) avec Bayonne. La réception de Brive la semaine prochaine sera décisive.

Biarritz 6 – Toulouse 16 : la gagne sans la manière

Après la défaite à domicile la semaine dernière, les toulousains n’avaient pas le choix. Ils devaient absolument aller chercher une première victoire à l’extérieur. Le calendrier leur offrait Biarritz, livré avec homélie et couteau sacrificiel. Encore aurait-il fallut le prendre par le manche, ce que les hommes de Guy Novès  n’ont pas su faire. Les conditions climatiques n’étaient il est vrai pas favorables à un grand match, et les biarrots se sont battus sur chaque ballon. Mais on a senti des toulousains précipités et brouillons, ce qui n’augure rien de bon. Faut-il voir dans cette victoire la capacité d’une équipe à réagir au bon moment dans la difficulté ou les difficultés d’une équipe à réagir malgré la victoire? Réponse samedi prochain à Castres.

Toulon 19 – Castres 13 : un match référence pour Toulon

Rory Kockott était très attendu, le public de Mayol a répondu malheureusement présent. Cela ne semble pas avoir motivé le castrais qui a été  en demi-teinte pendant le match, alternant le bon et le moins bon. A l’image de son équipe qui, si elle a essayé de répondre au défi physique des toulonnais, n’a pas su se sortir du piège des champions d’Europe. Plus forts sur les impacts, plus rapides sur les rucks, le pack varois a imposé un rythme que les tarnais n’ont pas pu tenir pendant quatre vingt minutes. Le match ne s’est finalement pas joué à grand chose, quelques ballons grattés en plus, quelques turn-overs, un sauvetage de Smith. Un match de très gros combat à l’issu duquel Toulon se hisse à la quatrième place et Castres descend à la cinquième.

Racing Métro 18 — Aviron Bayonnais 8 : c’est moche, mais ça gagne

Un match sans grandes envolées. Après le retour d’internationaux en forme et une montée en puissance des arrières, on attendait mieux de la part des racingmen. Mais ils sont rapidement retombés dans leurs travers. Bien pire, un sentiment de réelle désunion entre les avants et les trois-quarts semblait parfois se faire jour. Comme une absence de liant. Il faut dire qu’en face  Bayonne, malgré un 9-0 à la pause, s’est employé à les faire déjouer. C’était sans compter sur julien Puriccelli qui s’est illustré par une belle tentative de justification du patronyme d’Adrien Planté en essayant de lui enfoncer la tête dans le sol. Manque de bol, Cédric Marchat est jardinier, on ne repique pas du trois quart aile en hiver, carton rouge pour non  respect du Guide Clause. A 14, les bayonnais ont fini par lâcher, mais le Racing n’a pas convaincu pour autant.

 

 

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