Top 14 – 18 ème journée – Toulouse s’étiole, Bordeaux s’enflamme, Bayonne survit

Toulouse 12 – Montpellier 15 : Toulouse sort des six

La surprise du chef, la toque étant portée par Benoit Paillaugue en l’occurrence, qui a marqué la pénalité de la gagne dans les arrêts de jeu. Toulouse était jusqu’à ce match invaincu à domicile avec des statistiques impressionnantes.  41 de ses 44 points avaient été marqués à domicile, avec 9 victoires en 9 matches et 5 bonus offensifs. Mais nous rappelions que ces 5 bonus offensifs avaient été gagnés sur leurs 5 premiers matchs joués chez eux. Et que depuis lors, plus aucun bonus n’avait été pris et que leurs victoires avaient été courtes. Certes le Stade Toulousain peut incriminer les absences de joueurs cruciaux dues aux doublons. Mais tendanciellement, ses victoires étaient de plus en plus étriquées et sa domination moins totale. Le Tournoi des 6 Nations et l’absence de certains cadres a peut être été l’élément déclencheur. Dans un championnat ultra resserré, le moindre élément perturbateur peut avoir des conséquences fatales. Le nombre exceptionnellement élevé de pénalités sifflées durant la rencontre par M. Raynal démontre que le jeu de rugby actuel se base avant tout sur une maîtrise extrêmement pointue de la défense et sur des séquences que seuls des joueurs disposant d’un bon temps de jeu peuvent répéter en match. En l’absence de ces joueurs, la partie fut brouillonne et hachée, et c’est Toulouse qui a craqué en premier. Désormais 7ème, à égalité de points avec Grenoble, Toulouse va tout miser sur son déplacement à Biarritz. Montpellier continue de grimper dans le classement et pointe à la 4ème place.

Toulon 33 – Biarrtiz 20 : Toulon souffle

Les Toulonnais s’en sont bien sorti. Menés à cinq minute de la fin, ils gagnent pourtant ce match et privent même au passage les Biarrots du bonus défensif. Les basques se sont pourtant montrés héroïques, mais n’ont pas réussi à tenir les quatre vingt minutes. La deuxième mi-temps ne fut qu’un long combat, finalement perdu. La plus mauvaise attaque du championnat menait pourtant à la mi-temps. Mais les varois, que leur président qualifiaient pourtant « d’usés mentalement », ont su trouver les ressources nécessaires pour aller marquer l’essai libérateur. Toulon remonte à la cinquième place. Biarritz s’enfonce toujours plus loin dans le classement et s’attend à la réception difficile de toulousains revanchards.

Bordeaux 38 – Grenoble 17 : quel match!

Nous n’étions pas loin en pronostiquant un 31-19. La victoire avec le bonus offensif n’était pourtant pas évidente contre une équipe de Grenoble qui voyage très bien : 4ème attaque à l’extérieur (16 points marqués en moyenne), les isérois prennent en moyenne 15 points à l’extérieur et gagnent en moyenne un match sur 3 en déplacement. Mais l’UBB a très bien maîtrisé son match, qu’on sentait extrêmement préparé. Ils ont dominé de bout en bout leur adversaire, lançant beaucoup de jeu et le mettant souvent à la faute, avec 11 pénalités dont 3 en mêlée sifflées contre Grenoble en 1ere mi-temps. Le score aurait d’ailleurs pu être beaucoup plus lourd au regard du jeu proposé par l’UBB. Et le réveil tardif de Grenoble en fin de match ne leur permet pas d’effacer un match manqué. Bordeaux engrange de précieux points et monte d’une place (9eme), Grenoble rétrograde à la 6ème place.

Castres 17 – Oyonnax 16: les castrais s’en sortent bien

Castres n’est pas passé loin d’une cuisante défaite à domicile. Handicapés par les absences de Fitzpatrick et Lamerat, blessé à l’échauffement, les Tarnais ont du improviser en plaçant Rory Kockott à l’ouverture, dont on a senti très vite que ce n’était pas le poste de prédilection. Mais trop indisciplinés, les Oyonnaxiens permettaient à Castres de revenir au score et de mener d’un petit point à la mi-temps. Malgré une domination certaine, les hommes de Christophe Urios n’ont pas su concrétiser en fin de partie leur monopolisation du ballon. La faute aussi à l’efficacité défensive de Castres (4eme meilleure défense à domicile) qui conserve sa statistique d’un seul encaissé par match à domicile. Discrètement mais surement, Castres se maintient dans le haut du panier à la troisième place alors que le promu Oyonnax reste premier relégable.

Bayonne 9 – Brive 6: victoire décisive pour Bayonne

C’était le match à ne pas perdre, et les bayonnais l’ont fait, sur un score qui rappelle les matchs d’il y a trente ans. Alors que Brive a été privé de ballon pendant tout le match, Bayonne a cependant commis beaucoup trop de fautes de mains pour espérer creuser l’écart qui aurait pu tuer le match. Néanmoins, avec une stratégie désormais bien au point chez les basques, c’est dans la conquête que l’Aviron a su construire sa victoire, tactique qui lui avait déjà réussie contre Toulouse. La pression fut néanmoins palpable pendant tout le match et la deuxième mi-temps fut un long échange de jeu au pied, aucune équipe ne voulant prendre le moindre risque. Dans un second acte très cadenassé, ce sont les Bayonnais qui s’en tirent de justesse, creusant un petit peu l’écart avec Oyonnax et pointant à la 12eme place à égalité avec l’USAP.

Clermont 25 – Stade Français 13 : Parra, c’est du tonnerre

6 pénalités, 1 essais (que l’on qualifiera sobrement d’essais typique de demi de mêlée), Morgan Parra a mis les choses au point. Dans le match qui faisait l’affiche de cette 18ème journée, les jaunards s’en sont remis entièrement à la botte de l’international français pour battre des parisiens infranchissables. La meilleure défense du championnat, aidée par une pluie battante, a longtemps eu raison des velléités auvergnates. Mais l’ASM reste décidément imprenable à Marcel Michelin et Paris, privé de nombreux joueurs, Six Nations oblige, n’avait pas les moyens de tenir quatre vingt minutes contre des Clermontois ambitieux. Echange de bons procédés, Clermont reprend la tête du championnat et Paris devient second.

Perpignan 19 – Racing Métro 19 : mauvaise opération pour l’USAP

Branchez Rugby n’aime pas les matchs nuls et nous avions pronostiqués une courte victoire de l’USAP. En tenant compte de la capacité défensive du Racing, qui, malgré de nets progrès en attaque, conserve une capacité hors du commun (en moyenne) à verrouiller ses matchs, il nous semblait que l’USAP ne devait pas manquer ce match là, tant le calendrier à suivre s’annonce compliqué pour les Perpignanais. Pourtant l’USAP, qui a mené au score pendant une grande partie du match, a été incapable de conserver son avance. Les absences de Charteris, Hook, Vahaamahina, Strokosch, Guitoune et Lopez ont certes surement pesé, et ce d’autant plus lourd pour une équipe en manque de confiance. Mais cette défaite s’inscrit dans une trop longue suite de 5 défaites sur 6 matchs, auxquels il faut désormais ajouter un nul. Perpignan, 11eme à égalité de points avec Bayonne 12ème, reste dans la zone rouge. Le Racing, 8eme, stagne.

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