Castres : les hommes clés dans la conquête du titre – les avants, le coach

Mathieu Babillot, 24 ans tout juste et déjà vice-capitaine

À tout juste 24 ans, être vice-capitaine d’une équipe championne de France, ça vous donne une idée du talent et du caractère d’un homme. Mathieu Babillot fait partie de ces joueurs, qui sans faire trop de bruit, s’impose naturellement dans un vestiaire, par son talent, son exemplarité et son intelligence. Incroyablement actif sur le terrain (12 plaquages par match sur l’ensemble de la saison), le jeune flanker arrive malgré tout à avoir le recul nécessaire pour prendre les bonnes décisions au bon moment. On prend les paris qu’il deviendra au fur et à mesure des années un des joueurs les plus emblématiques de notre championnat.

Rodrigo Capo Ortega, le meneur d’hommes

Sans la blessure de Thibaut Lassalle, Rodrigo Capo Ortega aurait certainement débuté cette finale sur le banc. Mais l’Histoire en a voulu autrement : remplaçant en barrages puis demi-finale (comme sur la 2ème moitié de saison où il a eu besoin de souffler), l’Urugayen avait gardé toute son importance dans le vestiaire, sur le bord du terrain et lors de ses entrées en jeu. Presque 3ème coach adjoint, ses qualités de combat et de meneur d’hommes sont pour beaucoup dans la réussite du Castres Olympique.

Rodrigo Capo Ortega of Castres during the Top 14 rugby match between Montpellier Rugby and Castres Olympique on October 8, 2016 in Montpellier, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport)
Christophe Urios, la consécration d’une déjà belle carrière d’entraineur

Après avoir écrit avec son staff (El-Abd, Charrier) l’une des plus belles pages de l’histoire de l’US Oyonnax (champion de Pro D2, qualification pour les phases finales du Top 14), Christophe Urios avait rejoint Castres en 2015. D’entrée, le manager parvenait à requalifier le CO pour les phases finales après une saison 2014-2015 compliquée. Dans la continuité, le club a réussi se qualifier 3 fois d’affilé, jusqu’à atteindre ce titre de champion de France cette année. Excellent manager, fin technicien, Christophe Urios est, de son propre aveu, addict au rugby. Gros travailleur, il tient ce bouclier qui vient récompenser une carrière déjà riche mais qui est loin d’être finie. Peut-être le verra-t-on un jour diriger l’équipe de France ?

Christophe Urios Coach of Castres during the Top 14 semi final match between Racing 92 and Castres on May 26, 2018 in Lyon, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport)
  • Gillen Gamiochipi

    Gillen est data-journaliste et responsable éditorial de Branchez Rugby.

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